Windows 7, 7 steaks, 1 lancement
23 octobre 2009 par Charles | Ad & marPour le lancement de l’OS Windows 7, Crispin Porter + Bogusky, responsable du budget, a fait appel à son réseau d’annonceur et a mis Burger King sur le coup.
Et ca donne ca :

Pendant 7 jours, un burger à 7 steaks qui coûte 777 yens (5,7€) pour les 30 premiers clients du jour (pourquoi pas les 7 ou 77 premiers tant qu’à faire ?).
Bizarre pour une marque aussi décalée et innovante que Burger King en matière de communication que de s’associer à Windows, sorte de mastodonte immobile et retardé du web. On pourra penser que leurs connexions mutuelles avec CP+B n’y sont pas pour rien… Néanmoins, cela dénote pour Windows le souci de rajeunir son image et de lutter contre la fuite des cerveaux chez Apple .
Une stratégie nouvelle
Pour ce lancement, Windows France a souhaité se rapprocher vraiment de sa cible et sévit désormais sur Twitter et Facebook. En choisissant ces 2 réseaux, la volonté de s’afficher plus jeune et ‘geek’ (le côté ‘branché’ de geek) émerge très clairement. On assiste donc à un revirement de stratégie / cible par rapport à une campagne de l’an dernier, plutôt ratée.
Des vidéos efficaces, mais pas bigrement virales
De ce point de vue, les vidéos mises en ligne sont révélatrices. Une jeune femme 25+ avec châle gris sirotant un café sur la terrasse d’un troquet tout droit sorti d’Amélie Poulain, ca ne trompe pas : on vise le jeune bobioéthique (néologisme barbare qui se suffit à lui-même).
Encore plus intéressant, les vidéos démo de 7 (…) secondes. Pris de court, un vrai-faux utilisateur lambda est obligé de témoigner de la réactivité et de l’ergonomie de l’OS en moins de quelques secondes. C’est très court, très parlant, et donc très efficace. Vraiment intéressant comme piste.
A l’assaut des réseaux sociaux (Facebook / Twitter)
La Fan Page encore chétive en nombre de fans bénéficie d’une forte activité de ses utilisateurs – quand bien même ils font autant de fautes que Noyart dans ses bons jours. Par contre, aucune réponse des modérateurs aux usagers, que ce soit pour les commentaires positifs ou négatifs. Un oubli (in)volontaire ? J’ose aussi soupçonner une modération plutôt rigide et réactive au vu du nombre de trolls qu’on imagine tentés par l’idée de pourrir le Wall de Windows, alors que rien ne filtre.
Le twitter est pour sa part mieux géré puisque savant mélange de diffusion d’infos, replies/mentions et retweets ; presque comme un vrai compte. En fait.
Le digital bâclé ?
La communication digitale autour du lancement de Windows 7 n’est pas des plus transcendantes. Un manque de moyen ? CBNews précise :
Une trentaine de spots ont été tournés pour cette campagne diffusée aux Etats-Unis, Grande Bretagne, France, Allemagne, Australie et Canada, mais pas en Asie. Des volets presse, internet (dont sept films de 7 s) et affichage (dont quelques panneaux tactiles développés par JCDecaux pour des démos assistées par un démonstrateur) sont également programmés. La France développe particulièrement le ressort événementiel avec le Windows Café qui ouvre ses portes aujourd’hui. A terme, la campagne devrait générer trois milliards de contacts. CBNewsletter du 22/10/2009
Pour autant, même s’il n’y pas de dispositif remarquablement remarquable, les réseaux sociaux sélectionnés et leur intégration par Windows apparaissent comme propres et pertinents face aux objectifs avoués. Et c’est déjà un bon point, non ?
Pour des précisions supplémentaires sur les spots TV, le Windows Café, le monitoring réseaux sociaux de Microsoft Windows sur Facebook et les moqueries grinçantes d’Apple, vous pouvez jeter vos deux yeux chez Gaduman.
Le plus important restant d’entretenir les communautés créées et d’assurer un vrai suivi dans le long terme.
Le whopper a été pioché sur le grill du Journal du Geek.
La copie-strategy de la presse
24 septembre 2009 par Charles | Ad & marNon, ce n’est pas une coquille.
Alors que la presse papier subit gentiment la crise, elle se réinvente en se modernisant graphiquement (ergonomiquement ?), ou en affirmant ses convictions et son engagement journalistique. Les angles d’attaque diffèrent mais une constante dans la forme du message persiste.




La presse s’accroche aux mots et trouve son impact dans LA phrase, comme une volonté saillante de redonner au verbe toute son importance. Pas de photo, créas épurées, les mots concentrent à eux seuls toute l’attention.
Tendance de fond ? Planneurs des différents budgets copain-copain ? Culture du secteur ?
A part l’affiche pour Libé, il s’agit de 3 photos que j’ai pris sur le même trajet en revenant de Saint-Lazare
Vacances #2
8 août 2009 par Charles | Ad & marJe repars pour une grosse semaine en Espagne. Le temps de fignoler le hâlé du bras droit dans une crique secrète, de faire quelques concerts en acoustique sur le sable, de fermer les yeux dans l’eau et j’irai dire bonjour aux volets verts de Barcelone.
Alors, certes, ca ne va pas chambouler le rythme effréné de ce blog, mais je tenais quand même à vous prévenir que je ne snobais pas vos commentaires :)
Retour prévu vers le 18 août ; quelques lectures choisies, plus ou moins récentes, en attendant Godot :
Adidas fête cette année ses 10 ans de sponsor officiel des All Blacks, l’équipe de rugby néo-zélandaise. A cette occasion, TBWA/Whybin a imaginé une opé à destination des fans mordus : « I shot the 2009 All Blacks ».

Un concours pour les fans
Le premier volet de l’opé, sommes toutes assez classique, consiste à être tiré au sort pour faire partie des 10 élus qui photographieront les All Blacks avec du matos professionnel depuis le pit prévu pour les photographes presse. Condition préalable : avoir acheté un maillot officiel des AB (fabriqué par Adidas, bien sûr). Certes.
Un poster interactif
Le second volet est autrement plus intéressant, puisqu’il inclue une logique participative et pousse à l’engagement des fans.
En utilisant Photosynth, technologie de reconstitution 3D, Adidas récupère auprès des supporters les photos du même match et les assemble pour en faire une unique photo interactive. Cette technologie avait aussi été utilisée pour la cérémonie d’investiture d’Obama.
Les résultats sont ensuite mis en ligne sur le site dédié (un peu chétif d’ailleurs) et visualisables par tous. Les images sont alors combinées pour créer des posters qui seront disponibles sur ishotthe2009allbacks.com en version numérique (wallpapers desktop + mobile, j’imagine) et en version imprimable (HD pour aller faire tirer un 60cmx40cm dans un laboratoire ?).

Comme vous pouvez le constater, tous les détails ne sont pas clairs. Le site en lui-même est complètement creux, aucune information n’est délivrée. J’ai tenté de me baser sur l’interview de Jonah Lomu et le descriptif de Creativity Online, mais peu en est dit sur l’exploitation du Photosynth, pourtant au centre du dispositif.
C’est donc dommage d’utiliser une techno coûteuse, sans pour autant en multiplier les applications dérivées et faire émerger une communauté autour d’un dispositif original…
Si j’ai loupé quelque chose, hésitez pas !
Microsoft en profite
En tant que fournisseur de la technologie Photosynth, Microsoft est logiquement partenaire de l’opération. Et réussit à se négocier une des quatre pageounettes qui composent le site (« How it works« ), où l’évangélisation est de bon ton, mais où le message a le mérite d’être clair.
Du coup, c’est peut-être la boite à Bill qui tire le plus ses épingles du jeu.