Ad & mar

Ad(vertising) & mor(e)

Depuis quelques semaines, moults opé digitales s’intéressent spécifiquement aux jeunes femmes, plastiquement intéressantes s’entend. Le web n’est plus une affaire de geek ; les femmes naviguent, discutent et participent à l’activité de l’internet international. Les annonceurs paraissent moins frileux et sont plus enclin à cibler la gent féminine à l’aide de dispositifs full web. Une autre tendance souligne le gain de créativité dans les concours proposés.

Des lots plus originaux qu’un chèque cadeau de 30€ chez Décath, des sites web dédiés à l’opé, une campagne media autour… Bref, les concours ne sont pas près de mourir. Morceaux choisis.

Concours American Apparel Search best bottom world

American Apparel, toujours à la pointe lorsqu’il s’agit de s’aventurer sur des terrains border-line a lancé il y a 2 semaines son concours « The Search for The Best Bottom of the World« . La gagnante se verra offrir des produits American Apparel par fagots, en plus de figurer sur certains supports de communication de la marque (personnal branding au top). Et d’obtenir un titre qui rendrait jaloux la moitié féminine de la planète. Un concours douteux, certes, dont le terrain viral n’est plus à prouver, certes, mais qui correspond parfaitement à l’univers de l’annonceur. Hmmm, bien joué.

Reperé sur INfluencia, Playboy Argentine a également lancé son dispositif UGC coquinou coquinou. Sous des airs de « Chaque femme peut maintenant s’offrir une séance dans un studio de photographie », Playboy entend bien vous décrocher quelques clichés litotiquement suggestifs. Le site CastingPlayboy, déployé pour l’occasion, simule une séance shooting avec un photographe professionnel dont les conseils et les flashs vous aide à dire oui à votre webcam. Un concept expérienciel intelligemment pensé. Les hommes, eux, sont invités à voter pour donner à l’heureuse élue la chance de paraître en couverture du magazine.

Rajoutons au passage un dernier concours issu du pôle digital de Lowe Stratéus (comment ça partial ?) pour Rexona qui encourageait les jeunes femmes à poster leur photo en noir sur Osez avec Rexona et se retrouvaient comme par magie (noire) sur la home de Cosmopolitan.fr.

Organiser un concours ne fait pas partie des dispositifs les plus sexy, mais comme toute opé, quand un grain de créativité s’en mêle, les concepts peuvent vite devenir viraux et profiter au capital visibilité/image d’une marque. En plus, de récupérer un fichier client / prospect qui réjouira ( = rassurera) au plus haut point les équipes marketing.

(Retenez plutôt la partie « quand un grain de créativité s’en mêle », hein)

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MAJ // « Tell me about her » by LongChamp

Je viens de tomber sur l’opération Tell Me About Her organisée par Longchamp. Une sorte de participative twiller storytold. Pour la faire courte et simple, Kate Moss est l’ambassadrice du dernier sac né des écuries Longchamp. Les internautes sont invités à laisser leur meilleur bon mot avec « Kate » et « sac » pour fil rouge (« I can’t Kate my eyes off of you », « Kate a walk on the wild side », …). Et ainsi espérer remporter les premières moutures du sac mises sur le marché, puis connaître les secrètes playlists musicales de Mlle Moss. Ou l’hystérie d’un lot ultra-ciblé.

Les meilleures trouvailles ont d’ores et déjà été compilées dans un mix New Wave post-Philippe Katerine aux influences biolayiennes (en écoute sur le site), certainement prévu pour se retrouver en promo point de vente dans quelques semaines.

Bref, une opération plutôt couillue, trendy, voire geeky, qui repose toujours sur une logique de concours singulière et originale, et dont le lot fait réellement baver la cible.

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3 commentaires pour “Les jeunes femmes, cible porteuse des concours online

  1. Jolie compilation d’articles..

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi sur l’absence de créativité dans les concours. La dimension opérationnelle est certes un peu pénible mais leur conception n’est pas moins noble qu’une campagne média.

    Qu’il s’agisse du concours des pubs UGC pour le Superbowl au Best Job in the world, certains se font plaisir.

    Je ne connaissais pas l’opé Longchamps, je trouve ton analyse assez juste : la cible en bave (d’envie) !

    Pour ce qui est de l’opé Playboy, j’ai bien aimé le modèle choisi pour illustrer la mécanique. Je ne savais pas que :
    1. Playboy était lu ou vu par des femmes
    2. Les lectrices d’un journal de charme étaient aussi mignonnes

    En tout cas, un bon sujet de conversation!

    jeanNo Gravatar

  2. Je pense surtout que si le concours n’est pas un minimum original ou créatif pour créer l’envie chez l’internaute de participer, le lot-carotte a intérêt d’être de très bonne facture.
    Après certes oui, les concours figurent rarement dans les opérations shortlistées bien qu’ils ramènent souvent une base de prospect plus qu’exploitable. Une question de stratégie et de problématique annonceur pure.

    Concernant Playboy, je ne pense pas qu’il soit (beaucoup) lu par des femmes (ca n’empêche pas qu’elles soient mignonnes :) ). Je pense qu’ils misent davantage sur un bouche-à-oreille entre mannequins et aspirantes actrices, où la couv de Playboy leur offre une superbe vitrine et une reconnaissance auprès de mâles testostéronés.

    Et sinon, je pensais juste à Diesel avec leur campagne Be Stupid. Pourvu qu’ils fassent un jeu-concours :)

    Charles | Ad & marNo Gravatar

  3. Ce qui est bien avec le princoipe du concours, c’est qu’il n’y a pas (ou presque) de freins à la créativité, aussi on en redemande !

    fraggyNo Gravatar

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