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Il ira dormir à Hollywood

5 novembre 2008 par Adhemar

On m’a tout récemment fait découvrir les vidéos d’Antoine de Maximy, infatiguable baroudeur français qui promène son bâton un peu partout dans le monde. Sa particularité est de se filmer grâce à plusieurs caméras accrochées sur ce qui lui sert de vêtements. Il peut donc vaquer seul où bon lui semble, et installer en face à face de vraies discussions parfois drôles, parfois touchantes avec les gens qu’il rencontre au gré de ses pérégrinations.

Après avoir arpenté des chemins d’Europe et d’Asie, Antoine de Maximy s’est épris des Etats-Unis, et livre, au cinéma cette fois-ci, son long périple pour aller dormir à Hollywood.

Dans un pays qui a été au centre du monde ces derniers jours pour ses élections présidentielles (rappel aux absents : Obama a été élu) et dont on ne parvient à saisir la complexité de leur apparente unité, un tel documentaire révèle un peu plus d’enjeux qu’une simple fresque on-ze-road-again.

Into The Wild (majuscules oblige…) avait fait naître en moi une passion pour les road-movies, où les personnages en apprennent autant sur eux-mêmes, que le spectateur sur des cultures qui lui sont méconnues, mêlant ainsi voyagie initiatique et découvertes anthropologiques.

Culturellement, nous, français européens, avons toujours été proche de New York ou des villes côtières, par leur puissance économique et leur rayonnement culturel. Le cinéma et les séries US surtout, prennent le top 5 des villes américaines comme terrain de jeu, mais rarement d’autres.

Nous avons souvent tendance à oublier que les Etats-Unis font 62 fois la superficie  de la France. Que les cultures, les modes de vie changent tous les 200 miles. Que le pays s’étale sur 3 fuseaux horaires. Que leur histoire est celle des colons. Que les blancs sont en passe de devenir une minorité visible. Que la population n’est pas composée que de cow-boys Texans, d’urbains branchés, d’enfants déséquilibrés (mentalement et/ou physiquement, j’entends), de gangsta rappers, ou d’ignares géologues…

Je pense m’arrêter là avant de tomber dans des clichés moisis que j’espère contredits par ce film-reportage, dont la portée dépasse sûrement celle de son réalisateur.

Alors tous en salle le 19 novembre pour J’irai dormir à Hollywood et pour les plus sceptiques, la page Allociné.

Faire savoir au monde entier que ce billet vaut le détour

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