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De plus en plus fleurissent tout partout les URLs ping.fm. Services très pratique de mise à jour simultanée de tout ses social status (twitter, plurk, facebook, msn, …), Ping.fm et ses acolytes agrégateurs sont-ils vraiment aussi utiles qu’ils en ont l’air ?

Les réseaux sociaux, plates-formes de blogging et micro-blogging ont permis de lier les acteurs de l’internet participatif et de devenir des outils de communication estampillés comment-on-faisait-avant. Si l’on pouvait déjà transmettre et propager une information, les outils de communication web ont installé la notion d’échange au premier plan. La communication bidirectionnelle  se fait plus simple, que ce soit à des fins personnelles ou commerciales.

La multiplicité des plates-formes ont conduit au développement d’outils capable de synthétiser les informations éparpillées et d’agréger les contenus. D’où Ping.fm et consorts qui font gagner un temps considérable à ne demander qu’une seule update pour qu’elle soit prise en compte sur tous les réseaux spécifiés auxquels on adhère. Le problème est que de cette activité, on constate un certain retour du web 1.0.

Les plates-formes sociales trouvent leur succès dans leur faculté à inscrire deux (ou plus !) individus dans une relation bilatérale. Il y a donc un émetteur, un récepteur, et surtout un feedback ; un message qui précède une discussion. C’est à mon sens là où pêchent les agrégateurs tels Ping.fm. Si l’on gagne un temps précieux par le service qu’ils apportent, ils ne sont pas en mesure de suivre la conversation qu’ils créent.

En ce qui me concerne, j’utilise fréquemment Twitter, Plurk, et de plus loin Facebook, mais quant aux autres réseaux (Myspace, Del.icio.us, LinkedIn, Friendfeed, Tumblr, Flickr, Pownce, Jaiku…) auxquels je suis inscrit mais que je ne suis pas, faute de temps et de redondance de l’information. Je peux donc updater tout ses réseaux d’un seul coup, mais n’en prendrai en compte que peu.

La prochaine étape n’est pas donc d’agréger tous les contenus produits par ses coupaings followers (à l’instar de Friendfeed), mais par une unique interface être capable de suivre toutes les conversations dont on est le participant ou le créateur :

  • Poster le même message sur Twitter, Facebook, plates-formes sociales et autres (micro)blogs…
  • Suivre toutes les réactions issues de chacun des médias
  • Lier les acteurs du dialogue
  • Créer un seul espace de discussion
  • Eviter les redondances, découvrir des gens, créer une communauté, …

Tweader utilise ce concept de fil de discussion pour le seul Twitter, alors sont-ce les limites techniques de développement (vie privée, API, fonctionnement intrinsèque…) qui ne permettent de créer un macrogateur ?

C’est dommage parce que ca pourrait bien être l’outil ultime de tous les professionnels de la communication destinés à devenir Community Manager

Faire savoir au monde entier que ce billet vaut le détour

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6 commentaires pour “De l’inutilité des agrégateurs de “status updates”

  1. Tu fais bien de souligner l’aspect redondant de tous ces agrégateurs. C’est finalement le facteur le plus gênant puisqu’il donne l’impression d’encombrer inutilement le Web avec ses données personnelles. Personnellement, je me limite dans l’usage des plateformes socialisantes, pour être plus performant.

    AngeNo Gravatar

  2. Plutôt d’accord avec toi.
    Maintenant qu’on a des outils pour publier son statut partout, il est nécessaire de trouver des outils de suivi aussi satisfaisants :)

    DarklgNo Gravatar

  3. Utilisant Twitter à des fins professionnelles autant que personnelles (des clients me suivent sur twitter), je ne peut pas me permettre de sortir autant de conneries personnelles que je le fais sur Plurk ou mon statut FB par exemple…

    Donc je n’utilise pas ces outils ! Là où je te rejoins, c’est le retour de la distance que ces outils communiquant provoquent. Notamment à cause du matraquage marketing que font certains… En un mot, c’est bien d’utiliser facebook pour faire sa pub, mais dans des limites raisonnables, au lieu de penser que plus j’envoie, plus ça marche, ce qui n’est vraiment pas le cas !! On n’a donc plus aucune notion d’échange, mais simplement l’impression de se faire spammer comme il faut…

    Donc je plussoie cette excellente analyse, comme d’hab, mister adhemar ;-)

    TheFreeboxerNo Gravatar

  4. @Ange : C’est vrai que des plates-formes comme Twitter ou Plurk (!) pousse à la procrastination. Mais dans un même temps c’est un outil de veille (presque) imparable, et un nid à bonnes idées. Le plus simple étant de limiter ses followings et de garder que ceux que l’on juge ‘pertinent’… Mais c’est toujours pareil : on peut passer à côté d’une super idée… ;)

    @Darklg : Et aussi fiable que Fakeburner, ce s’rait bien ça :)

    @TheFreeboxer : C’est vrai qu’on peut aussi assigner certains outils à certains usages, ou degrés d’intimité. Quand on voit ce que tu passes sur Plurk :P
    Mais oui, la notion de feedback est perdue au profit de la simple transmission. C’est lutter contre le coeur de logique du web de faire ça. Ce qui me fait penser que le retour de bâton pour les ’spammeurs’ sera rude…

    AdhemarNo Gravatar

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