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	<title>Ad &#38; mar &#187; Critiques Livres</title>
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		<title>Attache-moi ! par Eric de Rugy</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Mar 2008 02:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles &#124; Ad &#38; mar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Découvertes]]></category>
		<category><![CDATA[Marketing]]></category>
		<category><![CDATA[Community Management]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>

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		<description><![CDATA[
Eric de Rugy, communicant d&#8217;expérience et associé fondateur de Né Kid, s&#8217;est laissé tenter&#160;par le&#160;périlleux exercice de l&#8217;essai littéraire. &#171;&#160;Attache-moi !&#160;est son premier ouvrage sérieux&#8230;&#160;&#187;, précise la quatrième de couverture.
Il nous y fait part de son expérience et expose sa vision de la commmunication dans les années à venir, axée sur la Costumer Relationship Management [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.adhemar.net/blog/wp-content/uploads/2008/03/windowslivewriterattachemoiparericderugy-2fecouverture-attache-moi62.jpg" atomicselection="true"><img class="img-left" style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="295" src="http://www.adhemar.net/blog/wp-content/uploads/2008/03/windowslivewriterattachemoiparericderugy-2fecouverture-attache-moi-thumb42.jpg" width="190" border="0"></a>
<p>Eric de Rugy, communicant d&#8217;expérience et associé fondateur de <a href="http://www.nekid.fr">Né Kid</a>, s&#8217;est laissé tenter&nbsp;par le&nbsp;périlleux exercice de l&#8217;essai littéraire. &laquo;&nbsp;<strong>Attache-moi !</strong>&nbsp;est son premier ouvrage sérieux&#8230;&nbsp;&raquo;, précise la quatrième de couverture.</p>
<p>Il nous y fait part de son expérience et expose sa <strong>vision de la commmunication dans les années à venir</strong>, axée sur la Costumer Relationship Management (CRM), plus particulièrement la propension d&#8217;une marque à fédérer une communauté autour d&#8217;elle (cf. <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Community_management">Community Management</a>) et sur la nécéssité de penser une nouvelle organisation du processus d&#8217;une action de communication. Ci-dessous, une <strong>brève fiche de lecture</strong> des idées importantes que j&#8217;y ai décelées.&nbsp;</p>
<p>Eric de Rugy commence par cadrer son propos : <strong>le consommateur s&#8217;impose au centre du système</strong>. <em>De facto</em>, c&#8217;est aux marques de répérer ses attentes et d&#8217;anticiper ses comportements. L&#8217;enjeu pour elles n&#8217;est plus de persuader leurs client mais de <strong>susciter l&#8217;enthousiasme</strong> ; par l&#8217;émotion, entamer un lien, commencer une relation, dans une finalité de <strong>convertir&nbsp;un consommateur&nbsp;en fan</strong>. Afin d&#8217;atteindre cet objectif, la marque est obligée de s&#8217;exposer : plus elle agit, plus elle convertit, mais plus elle est susceptible de décevoir son fan déjà acquis. Cette dualité est d&#8217;autant plus cornélienne lorsqu&#8217;une étude prouve que récupérer un ex-client coûte 11x plus cher que d&#8217;en acquérir un nouveau.</p>
<p>Un autre point abordé est la <strong>fragmentation des audiences</strong> au vu de la multiplication des sources. Il en résulte une certaine difficulté pour maintenir en vie des&nbsp;médias traditionnels aux coûts&nbsp;structurels importants. L&#8217;avènement d&#8217;une relation en one-to-one s&#8217;effectue&nbsp;au détriment d&#8217;un consommateur&nbsp;de masse, et donc d&#8217;une communication&nbsp;de masse, qui correspond aux médias traditionnels. D&#8217;où leur déclin progressif et la potentielle baisse d&#8217;investissement sur ces médias qui surviendra dans les années à venir. Tout ce qui était antérieurement prévu à une échelle de masse va se transformer pour adapter une échelle indivuelle, la preuve avec ce tableau :</p>
<p style="text-indent: 0px; text-align: center"><a href="http://www.adhemar.net/blog/wp-content/uploads/2008/03/windowslivewriterattachemoiparericderugy-2fetableau-de-rugy21.jpg" atomicselection="true"><img style="border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-right-width: 0px" height="300" src="http://www.adhemar.net/blog/wp-content/uploads/2008/03/windowslivewriterattachemoiparericderugy-2fetableau-de-rugy-thumb1.jpg" width="450" border="0"></a><small>Le changement d&#8217;ère par les mots, Eric de Rugy</small></p>
<p>Autre élément, les anciennes campagnes rentables d&#8217;un point de vue business (court-terme) ont eu un impact faible sur la notoriété (identique dans 40% des cas)&nbsp;et l&#8217;image (identique dans 60% des cas)&nbsp;, variables de long terme. Il apparaît deux options. La première : si les marques attachent une importance à la rentabilité immédiate d&#8217;une action de communcation, elles semblent délaisser la capitalisation autour de leur image. La deuxième : ce n&#8217;est pas le choix des marques, mais un échec des agences.&nbsp;Il est nécessaire de voir de quelles campagnes il s&#8217;agit, mais personnellement, je ne trouve rien d&#8217;alarmant dans ces chiffres.</p>
<p>En outre, 2/3 des&nbsp;européens déclarent être influencés par leur entourage dans l&#8217;acte d&#8217;achat. On constate ici que la part de <strong>l&#8217;action publicitaire dans la décision d&#8217;achat est réduite</strong>. La communication est plus diffuse, d&#8217;où l&#8217;importance d&#8217;effectuer un travail d&#8217;influence sur les leaders d&#8217;opinion ou ambassadeurs de la marque. Tout se joue autour du lien marque/gens, qu&#8217;ils soient consommateurs ou non. &laquo;&nbsp;<strong>It&#8217;s all about the link !</strong>&nbsp;&raquo; a-t-on envie de clamer. Ce lien est primordial. Il faut le cultiver pour atteindre le consommateur&nbsp;suivant les connexions (médias) choisies pour ses spécificités techniques et l&#8217;image qu&#8217;il véhicule. Pour reprendre à mon tour Mac Luhan : &laquo;&nbsp;Le message, c&#8217;est le médium&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&#8217;erreur majeure commise par les agences aujourd&#8217;hui est de délivrer le même message par tous les canaux. Décliner à foison une idée créative ne peut fonctionner car les logiques adoptées suivant les connexions choisies sont différentes. Les agences de communication sont atteintes de dynausorite (ceci n&#8217;est pas une formule empruntée à l&#8217;auteur) et pensent qu&#8217;il est suffisant&nbsp;d&#8217;insuffler une dose de digital au sein d&#8217;une&nbsp;communication traditionnelle (traditionnaliste ?). Eric de Rugy persiste et signe : &laquo;&nbsp;<strong>il faut tout repenser à la base</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>S&#8217;insère&nbsp;à ce stade de la lecture une auto-promotion au travail spécifique de Né Kid. L&#8217;auteur critique la toute-puissance relative&nbsp;accordée aux créatifs et affirme que &laquo;&nbsp;<strong>le travail de communication intégrée doit donc être mené avant que quiconque ne réflechisse sur l&#8217;expression créatrice</strong>&laquo;&nbsp;. S&#8217;en suivent plusieurs propositions de nouveaux modèles organisationnels différents entre agences traditionnelle/média/publicitaires/&#8230; Ne m&#8217;étant pas encore frotté&nbsp;ce milieu, j&#8217;avoue m&#8217;être un peu trouvé perdu dans tous ces rapports et interdépendances conflictuelles entre annonceurs, agences, sous-traitants, et intermédiaires&#8230;</p>
<p>Eric de Rugy enchaîne ensuite sur les espérances fondées à propos des <strong>étude et outils d&#8217;observation du consommateur</strong>. Aujourd&#8217;hui, s&#8217;il est possible de connaître la notoriété d&#8217;une marque ou son taux de pénétration, il est impossible d&#8217;évaluer la proximité et l&#8217;intensité du lien qu&#8217;elle détient avec son consommateur. Ce secteur est donc appelé à subir une croissance importante pendant les années à venir. Ce qui l&#8217;empêche principalement de se développer actuellement est son coût non-négligeable. En effet,&nbsp;le marketing customisé réclame des échantillons et des informations en énorme volume. Pour l&#8217;instant, les annonceurs et les agences se renvoient la balle pour déterminer qui paiera l&#8217;addition.</p>
<p>Enfin, il est question du <strong>rôle de la presse professionnelle</strong>. L&#8217;auteur déplore qu&#8217;elle ne relaie que des actions de communication essentiellement créatives, car plus spectaculaires et impressionnantes, donc plus facilement vendables. &laquo;&nbsp;Or, de nouvelles formes de communication ne se prêtent pas toujours à une mise en valeur éditoriale&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Les dogmes et les recettes doivent s&#8217;effacer devant les idées&nbsp;&raquo;, conclueront-nous sur les propres mots d&#8217;Eric de Rugy.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li style="font-size: 12px"><strong>Avis personnel</strong></li>
</ul>
<p>Cet essai m&#8217;a fait penser aux (rares et meilleures)&nbsp;conférences du salon eMarketing que j&#8217;ai pu suivre. L&#8217;intervenant défend avant tout&nbsp;son entreprise et la valeur ajoutée de son activité, mais pour ce faire, il lui est nécessaire d&#8217;établir un audit précis de la situation actuelle, des projections argumentées sur le devenir du secteur dans les années à venir, et seulement une fois ce constat défini, propose les solutions qui lui paraît essentiel de mettre en place.</p>
<p>La lecture de <em>Attache-moi !</em> n&#8217;a fait que me conforté sur l&#8217;avènement d&#8217;une relation focalisée sur le one-to-one, où la <strong>marque doit davantage s&#8217;atteler à fédérer une communauté</strong>, créer du lien, &laquo;&nbsp;recruter&nbsp;&raquo; des ambassadeurs qui communiqueront avec authenticité, gratuitement et postiviment sur son activité, que de pondre une communication nombriliste centrée sur ses produits/services. Sur le sujet, lire <a href="http://fr.influencia.net/articles/actualites/archive/2008/02/14/article-25600.aspx">cet article</a> d&#8217;In:fluencia, très à propos et suffisamment développé pour être intéressant. Le second&nbsp;élément majeur de l&#8217;ouvrage est la prise en compte de <strong>chaque canal de communication comme un média à part</strong> entière dans lequel le message doit s&#8217;efforcer de s&#8217;adapter, pour convenir au mieux au médium qui le diffuse et optimiser le potentiel d&#8217;engagement du consommateur.</p>
<p>J&#8217;ai essayé ici de donner un aperçu des idées évoquées dans l&#8217;essai. Bien sûr, elles sont amplement plus développées dans leur texte original, et je vous invite à demander à Eric de Rugy de vous fournir un exemplaire (il les distribue gratuitement) afin que vous ayiez une&nbsp;vision plus juste et une analyse mieux&nbsp;aboutie des propos de l&#8217;auteur.</p>
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