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	<title>Ad &#38; mar &#187; Critiques Films</title>
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		<title>Critique du film MR 73</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 00:58:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles &#124; Ad &#38; mar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques Films]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>

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		<description><![CDATA[Profitant du printemps du cinéma,&#160; je décidai sur un coup de tête de partager mon après-midi avec Daniel Auteuil. Ainsi j&#8217;assistai à la projection de&#160;MR 73.
Ce film est inspiré d&#8217;une histoire vraieLa première scène en noir et blanc annonce la couleur (pardon, trop tentant). On y découvre un homme, quinqua, las, absent, caché derrière ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.adhemar.net/blog/wp-content/uploads/2008/03/windowslivewritermr73macritiquedufilm-8ceaffiche-mr-731.jpg" atomicselection="true"><img class="img-left" height="240" src="http://www.adhemar.net/blog/wp-content/uploads/2008/03/windowslivewritermr73macritiquedufilm-8ceaffiche-mr-73.jpg" width="180" border="0"></a>Profitant du <strong>printemps du cinéma</strong>,&nbsp; je décidai sur un coup de tête de partager mon après-midi avec <strong>Daniel Auteuil</strong>. Ainsi j&#8217;assistai à la projection de&nbsp;<strong>MR 73</strong>.</p>
<p><em><span style="font-variant: small-caps">Ce film est inspiré d&#8217;une histoire vraie</span><br /></em>La première scène en noir et blanc annonce la couleur (pardon, trop tentant). On y découvre un homme, quinqua, las, absent, caché derrière ses raybans teintées, ses cheveux négligés tombant sur son front, et sa barbe de trois jours. &laquo;&nbsp;Dieu est un fils de pute. Et quand je le verrai, je le tuerai&nbsp;&raquo;. C&#8217;est dit.</p>
<p>Ravagé par l&#8217;alcool, ses supérieurs choisiront d&#8217;écarter Louis Schneider d&#8217;une enquête de meurtres en séries sur Marseille. Il décide alors de continuer officieusement&nbsp;sans l&#8217;aval de sa hierarchie son investigation&nbsp;afin d&#8217;éviter que son ripoux de collègue ne néglige l&#8217;affaire.</p>
<p>Au même moment, Justine, jeune serveuse dans un club nocturne, apprend que l&#8217;assassin de ses parents sera relâché dans deux semaines. Elle qui n&#8217;a toujours pas fini son deuil cherche à savoir précisément ce qui s&#8217;est passé 20 ans plus tôt. Elle rencontrera&nbsp;Louis Schneider dans sa quête.</p>
<p>Avant d&#8217;entrer dans la salle, je pensais <strong>MR 73</strong>&nbsp;comme&nbsp;un polar à la française, une sorte de Seven panaché à l&#8217;anisette où seules quelques marcels bedonnant jureraient avec les tréfonds de n&#8217;importe quelle ville américaine un tant soit peu glauque. En fait, non.</p>
<p><strong>L&#8217;intrigue policière n&#8217;a qu&#8217;une fonction de trame pour guider les personnages</strong>. Il n&#8217;est pas question ici d&#8217;une palpitante énigme avec un tueur encapuché&nbsp;échappant sans cesse aux malins-mais-pas-encore-assez inspecteurs. On nous plonge directement dans la SRPJ, là où c&#8217;est crade, là où ca pue. Comme <strong>Olivier Marchal</strong> avait choisi de faire avec <strong>36 Quai des Orfèvres</strong>, il lève le voile d&#8217;un univers tordu, pourri, opportuniste où les conflits sont légions, et les compatiblités humaines problématiques. Des flics avec des vies comme tout le monde. Des vies de con. Loin des honneurs et des récompenses, malgré les états de services élogieux.</p>
<p>On suit et poursuit ainsi Louis Schneider, au gré de ses courtes investigations et longues nuits alcoolisées. Enchaîner les bouteilles de whisky ne l&#8217;empêche de voir et revoir le terrible accident qu&#8217;ont vécu sa femme et sa fille. Boire pour oublier. On ne sait plus trop qui de l&#8217;alcool qui de son travail le maintient encore en vie. On assiste impuissant à la déchéance croissante d&#8217;un homme que la vie a éprouvé.</p>
<p>Tout cela, on le ressent magnifiquement par les <strong>ambiances tendues, nerveuses, oppressantes rendues par Olivier Marchal</strong>. La clarté laiteuse de l&#8217;extérieur laisse place à des verts salis et des oranges boueux d&#8217;intérieurs défraîchis. La caméra flotte, encore portée par les vapeurs d&#8217;alcool échappées. On sent la froideur métallique du briquet au bout des phalanges. Puis la chaleur du filtre sur ses doigts.</p>
<p>Si l&#8217;atmosphère est parfaitement maîtrisée, le réalisateur en joue pesamment et s&#8217;attarde sur d&#8217;insignifiants détails. Il en résulte <strong>quelques longueurs</strong> où l&#8217;on se prend à décrocher, des scènes démonstratrices de l&#8217;expertise du décorateur de l&#8217;éclairagiste, sans grand intérêt pour le spectateur.</p>
<p>En bref, plus qu&#8217;une simple intrigue policière, ce film nous immerge dans la peau de personnages hantés par leur passé, refermant douloureusement leurs regrets, sur fond de magouilles policières, amitiés serviles, intérêts éminemment personnels et peurs haletantes.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas un film que je conseillerai à tout prix. Si au lieu d&#8217;être un aficionado des énigmes policiaires capilotractées, vous êtes plutôt fans des <strong>ambiances noires où se dessinent des profils pyschologiques torturés</strong>, n&#8217;hésitez plus !</p>
<p><a href="http://www.adhemar.net/blog/wp-content/uploads/2008/03/windowslivewritermr73macritiquedufilm-8ceticket-mr732.jpg" atomicselection="true"><img style="margin: 20px auto auto" height="147" src="http://www.adhemar.net/blog/wp-content/uploads/2008/03/windowslivewritermr73macritiquedufilm-8ceticket-mr73-thumb.jpg" width="240" border="0"></a></p>
<p>PS : Je ne vais pas spoiler, mais j&#8217;aurais bien établi avec plaisir tout le ressort dramatique mais néanmoins rempli d&#8217;espoir de la dernière scène. On en reparlera ensemble :)</p>
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		<title>[Critique] Cloverfield : EN-OR-ME</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Feb 2008 12:24:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles &#124; Ad &#38; mar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques Films]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Nonobstant]]></category>

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		<description><![CDATA[Grâce aux conseils avisés de Ludoc, j&#8217;ai eu le privilège d&#8217;assister à l&#8217;avant-première de Cloverfield, vendredi dernier (25 janvier) à l&#8217;UGC des Halles. Je sais que je poste ce billet une semaine plus tard, mais j&#8217;ai quelque peu été pris ces dernières semaines, ce qui m&#8217;a laissé tout le temps pour méditer quant à sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.adhemar.net/blog/critiques-films/critique-cloverfield-en-or-me/cloverfield-affiche/" rel="attachment wp-att-13" title="Cloverfield - Affiche"><img src="http://www.adhemar.net/blog/wp-content/uploads/2008/02/cloverfield-affiche.jpg" alt="Cloverfield - Affiche" class="img-left" style="padding: 0px 10px 0px 0px" height="293" width="224" /></a>Grâce aux conseils avisés de <a href="http://www.ludoc.net" target="_blank">Ludoc</a>, j&#8217;ai eu le privilège d&#8217;assister à l&#8217;avant-première de <a href="http://www.adhemar.net/blog/tag/cloverfield" title="Billets traitant de Cloverfield"><strong>Cloverfield</strong></a>, vendredi dernier (25 janvier) à l&#8217;UGC des Halles. Je sais que je poste ce billet une semaine plus tard, mais j&#8217;ai quelque peu été pris ces dernières semaines, ce qui m&#8217;a laissé tout le temps pour méditer quant à sa rédaction&#8230; Suite aux nombreux spots qui tournaient sur la toile, le teasing commençait à poser ce film comme l&#8217;évènement de ce début d&#8217;année. L&#8217;attente est aussi grande que la peur de la déception. Challenge allègrement relevé !</p>
<p><em>Rapide synopsis</em></p>
<p>Le film débute en un document retrouvé, et classé secret et par l&#8217;armée américaine, où se succèdent des séquences amateurs. On comprend qu&#8217;une soirée est organisée pour le départ au Japon de Rob, et que Hud, son meilleur pote, se voit confié une caméra pour recueillir les voeux d&#8217;adieux des invités. Soudain un séisme frappe. Rupture de courant. Les festivités interrompues, tous les protagonistes sortent. <strong>Fuyant le monstre fraîchement débarqué de nulle part, on va suivre leurs aventures dans tout Manhattan, toujours au travers de la caméra au poing de Hud</strong>.</p>
<p><em>Critique</em></p>
<p>Je vous le dis tout de suite, n’allez pas voir <strong><a href="http://www.adhemar.net/blog/tag/cloverfield" title="Billets traitant de Cloverfield">Cloverfield</a></strong> pour la richesse du scénario. Il est plus que pauvre, insignifiant, inexistant. MAIS ON S’EN FOUT ! Le sujet a été vu et revu que ce soit chez King Kong ou Godzilla, mais là n’est pas le point du film. D’ailleurs, en est-ce réellement un ? J’aurais tendance à rejoindre <a href="http://www.ludoc.net" target="_blank">Ludoc</a> : « <strong>Ce n’est pas un film, c’est une expérience</strong> ».</p>
<p>Aucun ingrédient de film traditionnel n’est présent ici, <strong>le concept paraît nouveau, sensationnel, au sens commun et étymologique du terme</strong>. J’en garderai néanmoins la dénomination de « film », pour des raisons de simplicité. Ce que cherche Matt Reeves (le réalisateur), c’est de nous faire <strong>partager en temps réel ce que vivent les personnages</strong>. Et sincèrement, c’est réussi. Du côté de l’image, la caméra au poing, à la Blair Witch (qui manque à ma culture cinématographique, ce qui biaise – j’ai bien noté biaise – possiblement ma comparaison), confère une saisissante impression de réel grâce à l’<strong>authenticité de l’amateurisme</strong>. Le montage est fictif, le récit se déroule au rythme où la caméra filme. Certains plans sont complètement ratés : la caméra attachée à la main ou au cou pend naturellement, cadre les pieds, les zooms sont approximatifs, les mises au point lentes – pour autant, certains plans restent des petits bijoux d’inventivité. L’effet fulgurant et intense de réalisme nous plonge directement dans l’action brute, intense, amère, crue, presque trop.</p>
<p>En ce qui concerne la musique, elle est inexistante, n’espérez pas la B.O. du siècle. En revanche, le travail sur le son est immense. Si l’image tremble, pointille, et manque de netteté, le son lui est savamment mis en scène. Les secousses, les mouvements, le vent, les fracas du verre brisé sont intacts, et sont retranscrites de manière professionnelle par opposition à l’ambiance amateuriste. Seule une voix sature au début dans la débâcle hystérique pour mieux nous duper, mais par la suite, les explosions, les éboulis d’immeubles, les combats, les coups de feu, sont loin d’être enregistrés en mono bassement échantillonné… Le son, le bruit plutôt, nous enveloppe, nous enrobe pour finalement nous enfermer dans l’enfer apocalyptique qu’ils vivent, dans la prison de leurs peurs. Les effets s’en ressentent immédiatement : <strong>de l’image, on perçoit le réalisme brut rebutant, du son l’immersion totale</strong>.</p>
<p><a href="http://www.adhemar.net/blog/tag/cloverfield" title="Billets traitant de Cloverfield"><strong>Cloverfield</strong></a> ne repose pas sur les acteurs, mais ces derniers le soutiennent fermement. Le jeu est authentique, réel, brut encore une fois. Les dialogues se font rares, souvent hors-champ. Outre l’histoire d’amour qui établit un prétexte pour le bon déroulement de l’histoire, il n’est fait ici aucune référence à l’hégémonique supra-puissance des Etats-Unis sauveurs du monde, ou à de pseudo-valeurs familiales du type « I want to protect my family » comme justificatrice d’une moralisante culture atlantiste. Et après, les Spiderman, Heroes, et autres Prison Break, c’est bien agréable !<br />
Notez aussi l’<strong>utilisation parcimonieuse des effets spéciaux</strong>. Utilisé à bon escient, ils s’intègrent parfaitement dans le film avec justesse et nécessité, sans être une omniprésente démonstration du staff 3D qui compose la moitié de l’équipe technique (Comment ça j’ai vraiment une dent contre Spiderman ?). Le fait qu’ils soient un moyen technique et non une fin graphique en soi, laisse toujours le spectateur dans cette <strong>ambiance amateur et <a href="http://www.adhemar.net/blog/tag/nonobstant" title="Tous les posts où j'ai réussi à caser ">nonobstant</a> fabuleusement immersive</strong>.</p>
<p>Le seul bémol peut-être : les sponsors. Le cadre se perd par parfois en zoom rapproché sur le logo d’une marque. Autant la présence ostensible de marque ne nous est plus dérangeante, on sait la difficulté (relative) de financement pour certaines productions démesurées, et nous sommes habitués à entrevoir un packshot entre deux dialogues, autant ici, l’immersion, l’impression d’une télé-réalité, ou plutôt ciné-réalité, rend ces interventions agressivement intrusives. L’insistance avec laquelle elles sont filmées nous pousse hors du film pour quelques instants et annihile le travail réalisé par l’équipe technique.</p>
<p>Ca n’en reste pas moins <strong>un film</strong>, je préfère <strong>expérience</strong> ici, <strong>énorme</strong>. Je le répète encore une fois, ce n’est pas le fond qui est intéressant ici mais bien la forme. On est bien loin de la réflexion anthropologique sur l’homme bouffé par la société du magnifique Into the Wild (critique à venir). <strong>Le but avoué n’est pas de nous faire réfléchir mais de nous plonger dans un rare condensé de violentes émotions.</strong> <strong>L’immersion dans l’action est totale, les sensations sont fortes, brutes.</strong> On pourrait par certains côtés faire l’analogie avec ces attractions où le siège mouvant épouse les actions projetées à l’écran. La rudesse ainsi que l’intensité dans la longueur des scènes d’action est très bien calibrée, adroitement équilibrée avec les moments plus calmes, reposant par contraste. Ce n&#8217;est pas non plus pour rien  si le film a déjà établi un montant record pour un mois de janvier s&#8217;élevant à 61 millions de dollars de recette, contre un maigre budget avoisinant les 25 millions. Comme quoi, le budget n&#8217;est pas le seul ingrédient pour réussir un excellent divertissement (Mais vous avez quoi avec Spiderman ??)&#8230;</p>
<p>Par pitié, ne regardez pas <a href="http://www.adhemar.net/blog/tag/cloverfield" title="Billets traitant de Cloverfield"><strong>Cloverfield</strong></a> en screener sur votre écran 15’ et vos enceintes essoufflées ; courrez au cinéma, arrivez en avance et placez-vous au milieu pour profiter au mieux de la balance du son.</p>
<p>Ah j’oubliais, ne prenez pas la peine de vous encombrer de pop-corn, vous n’y toucheriez pas !</p>
<p><em>PS : Pour voir la <a href="http://www.adhemar.net/blog/videos/effondrement-dune-plate-forme-petroliere-a-chuai-cloverfield#comment-6" title="Critique de Cloverfield par Ludoc">critique de Ludoc</a>, c&#8217;est ici que ca se passe</em></p>
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