C’est pour bientôt !
11 mai 2009 par Adhemar
via Fluc

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En flânant sur Google Street View, un blogueur US est tombé sur ces images.
Ironie de l’histoire, la ville dans laquelle s’est déroulé le drame porte le nom de Rush. (Pour une version plus complète de l’histoire, faites un tour chez 20 minutes)
Le plus intéressant, à mon sens, dans cette anecdote reste la réaction de Google.
Suite aux nombreuses requêtes reçues concernant cet accident, l’équipe Google Maps s’est rapidement penchée dessus et s’est fendue d’un billet explicatif.
Ils y expliquent qu’ils prennent très au sérieux la sécurité routière lors des longues heures de route nécessaires à la cartographie des routes. Le conducteur en était tout retourné et a rapidement appelé la police pour les prévenir de l’incident. Le temps que celle-ci arrive sur les lieux, le faon avait retrouvé l’usage de ses pattounes et s’était déjà échappé.
Wendy Wang (manager des opérations Street View) se permet de rappeler quelques conseils de sécurité routière et que faire en cas de collision avec une biche.
Ni le conducteur, ni la biche n’ont été donc gravement blessés lors de cet accrochage. Tout est bien qui finit bien.
A la façon dont Wendy Wang nous raconte l’événement, on croirait presque à un conte, comme une histoire passé au moulin du storytelling un peu.
En adoptant cette attitude, Google parvient à faire de cet accident un réel objet de communication. L’entreprise devient alors :
Tant de points qui rappellent le leitmotiv de Google : “Don’t be evil”, et témoigne d’un engagement, ou tout du moins d’un minimum de respect, dans la ligne de conduite fixée par la firme de Moutain View.
Mon intention dans ce billet n’est pas d’évangéliser Google, mais simplement de montrer à quel point l’entreprise parvient à accorder ses actes avec ses propos. A harmoniser son image voulue avec son image réelle. Le rôle de la communication en fait.
Cette histoire rappelle aussi, une fois de plus, le pouvoir d’un blog, et plus largement du web, dans la communication d’une entreprise, et de surcroît lors d’une situation de crise. Tant dans la réactivité que dans la personnalisation de la relation avec l’usager/consommateur que permet ce média.
En communication, la forme importe parfois plus que le fond. Choisir ses mots est essentiel, pour l’univers, le ton, le message, le terrain que l’on souhaite aborder.
J’ai reçu la semaine dernière une alerte google qui m’a décroché un sourire.
Les deux webzines parlent de la même info, mais la traite différemment. D’aucuns parleront de manipulation, je préfèrerai m’en tenir au plus courtois “pouvoir des mots“.
C’est là que se situe la awesome-attitude d’un concepteur-rédacteur. Trouver le mot juste qui contient l’authenticité, l’impact, le son, la formule, l’intention. Et le sens un peu aussi quand même.
Néanmoins, même si on peut trafiquer la forme dans tous les sens, l’illustration ci-dessus est là pour nous le rappeler : dans le fond, c’est la même info. Les mots sont aussi dangereux que les allumettes. A manipuler avec précaution donc.
Aujourd’hui, j’avais pas envie de vous coller une “Créa du jour” dans les pattes : je me suis dit que vous aviez déjà assez vu de gens qui dansent dans une gare, de trisomiques qui font du texto, de chiens-ballons sodomites, et de sourcils qui dansent.
Ahlalà, la communication, tout un programme.
L’agence Fallon London livre un nouveau spot pour Cadbury. Après le curieux Gorille qui martelait du Phil Collins sur une batterie, le nouveau film est tout aussi étrange.
Voilà.
J’avoue avoir du mal à cerner la stratégie qui se cache derrière ces spots. Cadbury veut-il partager sa coolitude, son côté décalé et récréatif ?
L’impression que me donne ce spot est d’abord de s’adresser aux adultes. A moins que même les enfants londoniens de 10 ans possèdent déjà ce sens de l’humour absurde et post-punk ?
Par ailleurs, la viralité de ce spot me laisse sceptique. Mais quand je vois le succès du gorille batteur, mieux vaut que je reste prudent. Côté US/UK, j’ai déjà vu passé pal mal de tweet/retweet. Donc bon…
Ca me rappelle aussi l’horrible vidéo (impossible de remettre la main dessus) d’un asiatique qui avait mis des patchs électriques sur les nerfs de son visage. Synchronisés avec la musique, ils obligeaient les muscles à se tordre et faire des expressions faciales plus monstrueuses les unes que les autres.
EDIT : Voilà l’horrible vidéo, retrouvée par Gaetan, via Clément. Elle en a fait du chemin :)